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Naissance.fr > Le Mag > socio > Trop de césariennes ?
Bébé va arriver...Bébé est arrivé... Vous vous posez de multiples questions... Chaque mois, retrouvez nos articles consacrés à l'univers de la naissance et écrits en collaboration avec des professionnels du monde médical.

Trop de césariennes ?

Avec 20% des accouchements réalisés sous césarienne, la France est un médiocre élève, situé à la 14ème place en Europe ou il varie de 14 à 38%. Selon une étude de la Fédération hospitalière de France, ce taux est trop élevé et sa hausse (il a doublé depuis 1981) injustifiée. Qu’est ce qui justifie le recours à la césarienne?

La césarienne est pratiquée dans des cas précis, parfois en urgence lorsqu’il s’avère qu’un accouchement par voie basse présente des risques pour le bébé ou la maman, parfois elle est programmée à l’avance.

Les raisons justifiées

La césarienne est parfois obligatoire si vous présentez :

  • Un diabète grave
  • Un herpès génital
  • Une hypertension artérielle
  • Une insuffisance rénale
  • Un bassin trop étroit ou un bébé trop gros
  • Une maladie développée au cours de la grossesse (toxoplasmose, toxémie, listériose)
  • Une anomalie du périnée ou du vagin
  • Un fibrome mal placé

Dans ce cas, la césarienne est prévue à l’avance et vous aurez le temps de vous y préparer.

Elle est décidée pour éviter tout risque pour le bébé ou la maman.


Elle peut être également recommandée :

  • en cas de siège

  • en cas de jumeaux (si l’un est en siège)

Dans ces deux cas de figure, le gynécologue accoucheur est censé en discuter en équipe, puis avec les parents. Il peut proposer de tenter un accouchement par voie basse et passer par l’étape de « travail » normal. Tout dépend ensuite de la position de la tête du bébé, s’il a la tête en arrière, en extension, il faudra procéder à une césarienne.

L’élévation de la moyenne d’âge des mères avec son taux plus élevé de grossesse à risque, l’augmentation du nombre de naissances gémellaires due au recours plus fréquent aux FIV, la volonté de réduire les risques dues la souffrance fœtale pendant le travail expliquent donc en partie du moins la hausse du nombre de césariennes pratiquées chaque année.

Toutefois, la  hausse du nombre de césarienne ne cacherait-elle pas d’autres réalités ?

Les autres causes probables

  •  Une facture plus chère ?

Ainsi une majorité de gynécologues accoucheurs ont recours à la césarienne dès qu’il y a présentation par le siège ce qui pourrait expliquer qu’il y en a de plus en plus même si cette raison ne peut expliquer à elle seule un taux aussi élevé.

  • Par confort ou convenance personnelle ?  


La femme a le droit de choisir de donner naissance par césarienne.

L’utérus étant incisé là ou la peau de l’abdomen, des muscles et de l’utérus est la plus mince, la cicatrice horizontale se situe juste au dessus du pubis et est à terme quasiment complètement cachée par les poils pubiens.

La plupart du temps, elle est pratiquée sous anesthésie locale et permet donc à la maman de vivre sous accouchement parfaitement consciente et parfois même en présence du papa.

Pour certaines futures mamans, cela lève les freins du choix de l’accouchement par césarienne.  Les raisons peuvent être diverses comme la peur de souffrir, une mauvaise expérience d’accouchement naturel, la crainte d’une déchirure ou des suites d’une épisiotomie douloureuse.


Si vous l’envisagez, vous devez toutefois savoir qu’un accouchement par césarienne n’est pas sans risque, ni pour vous ni pour votre bébé. Pour la maman, la cicatrisation est longue et douloureuse, les suites souvent désagréables, les saignements plus abondants et l’utérus fragilisé pour les naissances futures.

Pour le bébé qui n’aura pas eu l’occasion de rejeter le liquide amniotique contenu dans ses poumons lors du passage dans le vagin, il aura plus de risque respiratoire à la naissance.

  • Une pression médico-légale ?


Une autre cause probable est l’aspect juridique qui pèse désormais sur tout acte médical. Par crainte qu’on ne leur reproche de ne pas avoir pratiqué une césarienne alors que la situation s’y prêtait, bon nombre de gynécologues obstétriciens préfèrent aujourd’hui opter pour une césarienne dès lors que l’accouchement ne se présente pas de façon optimal. Ils avouent ainsi pratiquer une césarienne parfois à tort plutôt que de risquer un procès parce qu’ils ne l’auraient pas faite.

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